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 GRIMOIRE DE MAGIE BLANCHE CELTE 
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MessagePosté le: Mar 10 Jan - 00:08 (2012)    Sujet du message: TRACES D'ANCIENS CULTES Répondre en citant

Voilà pour nous une mine d'informations qui pourrais permettre à chacun de se faire une idée de la vie spirituelle de nos ancêtres. C'est un peu "brute de pomme" mais il fallait absolument que ces trouvailles soient postées.



•  Reginon de Prüm : De synodalibus causis et disciplinis ecclesiasticis, II, 5, Traduction de : Pierre Riché in Ecoles et enseignement dans le Haut Moyen Age

Texte:42. On doit demander s'il y a des magiciens, des aruspices, des devins, des enchanteurs.
43.Si. quelqu'un fait des vœux près des arbres, des fontaines, des pierres comme s'il s'agissait d'autels, s'il dépose une chandelle ou quelques présents comme si c'était un endroit sacré qui puisse déterminer le bien ou le mal
Si quelque bouvier, berger ou chasseur prononce des incantations diaboliques sur le pain et les herbes et sur des ligatures impies, S'ils les cachent dans un arbre ou les jettent aux carrefours afin de délivrer les animaux de l'épidémie ou faire périr ceux du voisin.
46. Si quelqu'un a bu du sang ou a mangé quelque chose tué et lacéré par une bête.
48. Si quelqu'un a bu un liquide dans lequel une b
elette, une souris ou quelque animal impur s'est noyé.
51. Si quelqu'un suit la coutume des Kalendes de janvier qui est une invention païenne, s'il observe les jours, la lune, les mois, les heures et s'il croit que cela lui apportera du bien ou du mal.
52. Si quelqu'un commençant un travail prononce des paroles ou fait des gestes magiques, et non, comme l'Apôtre le demande, fait tout au nom du les Dieux. Nous ne devons pas invoquer les démons à notre aide mais Dieu. En récoltant les herbes médicinales il faut dire le Symbole et l'Oraison dominicale, rien d'autre.
55. Si quelqu'un chante la nuit sur les tombes des chants diaboliques et semble se réjouir de la mort et si on fait des veillées funèbres en dehors de J'église.
86. Il faut connaître les actions des confréries et des confraternités qui existent dans la paroisse.
87. Si on ose chanter et danser auprès des églises.
88. Si quelqu'un, entrant dans l'église, a l'habitude de bavarder, n'écoute pas attentivement les paroles divines et quitte l'église avant la fin de la messe.


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MessagePosté le: Mar 10 Jan - 00:08 (2012)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mar 10 Jan - 00:19 (2012)    Sujet du message: TRACES D'ANCIENS CULTES Répondre en citant

La divination, malgré l'existence d'un corps de devins spécialisés (vates en Gaule, faith en Irlande), semble être le bien de tous les druides. Nous supposons qu'un druide spécialisé dans les techniques du sacrifice ne pouvait ignorer totalement celle de la divination, tout sacrifice étant par définition omnivalent et total.  On connaît le nom de différentes techniques irlandaises d'incantations, mais on ignore le plus souvent à quoi ils correspondent :

- imbas forosnai "très grande science qui illumine"   

- glam dicinn "malédiction extrême"   

- teinm laegda "illumination du chant"   

- dichetal do chennaib cnàime "incantation par le bout des os (des doigts)"   

Tout ceci se ramène finalement à l'emploi de la satire (aer), c'est-à-dire de la parole du druide qui, du seul fait qu'elle est prononcée, suffit à provoquer l'évènement qu'elle annonce, avec toutes ses conséquences. La satire atteint indifféremment un guerrier, un roi, une reine ou un individu quelconque qui refuse de se plier à la volonté de l'incantateur. Le hasard, le sort, les éléments naturels se liguent alors contre la victime ; les hommes l'abandonnent, et la déchéance physique survient, marquée par trois boutons ou abcès qui la défigurent, et l'obligent à se cacher de honte, dans l'attente d'une mort rapide.

Dans cet art divinatoire, la part de la femme est grande. Elles n'ont pas accès au sacerdoce et au sacrifice, mais elles sont douées pour la magie et la prédiction.
Extrait de l'Arbre Celtique
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MessagePosté le: Mar 10 Jan - 00:30 (2012)    Sujet du message: TRACES D'ANCIENS CULTES Répondre en citant

Une autre habitude païenne s'oriente autour du dépôt d'objet de la vie quotidienne dans la tombe. L’Eglise interdit le dépôt d'objet dans les tombes mais l'application est difficile et il est fréquent de trouver dans les tombes médiévales des fibules, agrafes, bijoux ou autres pots à encens (apparu au XIIe siècle). S’ajoute également aux vases et oboles, coutume antique qui perdure, le dépôt d’armes ou de partie de char pour les hommes d'une certaine importance sociale comme les chefs de village. Habitude nouvelle par rapport à l'Antiquité, puisque même le soldat devait, en théorie, rendre ses armes à la fin de sa carrière militaire.

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MessagePosté le: Mar 10 Jan - 00:50 (2012)    Sujet du message: TRACES D'ANCIENS CULTES Répondre en citant

 578 : Le concile d’Auxerre interdit sévèrement les rites païens en rapport avec la “Chasse Sauvage” et, en particulier, les rites consistant à se couvrir de peaux de bêtes sauvages et à danser en hurlant sans retenue (cf. Berserkers, daim, nébride et art. Homme Sauvage*)
Ce qui voudrais dire que la chasse sauvage n'est pas seulement présente dans les traditions germaniques mais aussi celtique


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MessagePosté le: Mar 10 Jan - 00:51 (2012)    Sujet du message: TRACES D'ANCIENS CULTES Répondre en citant

  664 : l'Arbre de Vie celtique (avec ses pommes)n est banni par le synode de Witby
 (–> “chez les Blanc” ou “ferme des lumineux”)

 
665 : les frênes vénérés en Irlande furent détruits pour “célébrer” la victoire du Christianisme.

 
772 : l’Irminsul*, la colonne sacrée des Saxons, est abattue par Charlemagne° à l’occasion des Fêtes rituelles du Solstice d’Été qui rassemblait – sans armes car rituellement interdites ces jours de fêtes de la communauté* – 4.500 chefs de clan*… qui seront décapités ! Et, pour faire "bon poids" dans ce premier génocide fraternel, il fit déporter par la suite 30.000 Saxons… en Savoie !
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MessagePosté le: Mar 10 Jan - 01:33 (2012)    Sujet du message: TRACES D'ANCIENS CULTES Répondre en citant

En plein 8°s, en 743 précisément, Charlemagne convoque un concile à Leptinnes près de Mons pour tenter une fois de plus de mettre fin à ces pratiques païennes toujours en vigueur. On a retrouvé l a table des matières de ce concile en ce qui concerne ces pratiques superstitieuses et païennes.
    
L’Indiculus superstitionum et paganinarum :    

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MessagePosté le: Mar 10 Jan - 01:36 (2012)    Sujet du message: TRACES D'ANCIENS CULTES Répondre en citant

Chapitre 1. « de sacrilegio ad sepulcra mortuorum »
Du sacrilège qui se commet auprès des sépultures.
(1) Les peuples du Nord avaient pour coutume de placer des aliments près des sépultures et d’y célébrer des fêtes.
(2) « Qu’on ne tienne point de table pendant la nuit, et qu’on ne boive pas outre mesure. »
(3) Les fêtes commémoratives sont célébrées le 22 février.
(7) Au commencement du 8°s, les papes Grégoire III et Zacharie recommandent à St Boniface de veiller à ce que les convertis s’abstiennent de manger des chevaux, des geais, des corneilles, des cigognes, des castors ou des lièvres. Les viandes des animaux qu’ils proscrivent sont des viandes mangées rituellement.
(12) Le 22° canon du concile de Tolède – 589 : « Défense de chanter des cantiques funèbres ou de se frapper la poitrine aux enterrements chrétiens. Il faut se contenter d’y chanter des psaumes». Le 34° canon du concile d’Espagne – 303 : « Défense d’allumer des cierges, en plein jour, dans les cimetières parce qu’il ne faut pas inquiéter les esprits des saints. »
Chapitre 2. « de sacrilegio super defunctus, id est dadistas »
Du sacrilège qui se commet à l’occasion des morts, c’est-à-dire des complaintes funèbres appelées « Dadsisas ».
(3) Meinders fait dériver « dadsidas » de « dad » mort et « desida » tribut.
(5) « Il faut demander si quelqu'un, pendant la veille nocturne d'un défunt, chante des chants
diaboliques, boit, mange, et se réjouit en quelque sorte de sa mort ; et si à l'occasion de
leur veille nocturne les morts sont conservés ailleurs que dans l'église. » (art 55)
(8) Burchard punit de 30 jours de jeune toute participation aux veillées funèbres « où l’on traite corps de chrétiens selon les rites païens au mépris de la piété et de la charité» c’est-à-dire en chatant, buvant et dansant.
(12) Dans la seconde moitié du 9°s, le pape Léon IV interdit : « les chants diaboliques que le peuple à l’habitude de faire aux heures nocturnes sur leurs morts et les ricanements (cachinos) qu’ils produisent. Les Faux capitulaires, vers 850, proposent « d’avertir les fidèles qu’ils ne doivent pas faire autour de leurs morts des choses héritées des rites païens. » Ils demandent qu’à la place des hurlements soient élevées des prières où si on ne connaît les psaumes, de chanter en alternance homme/femme « Kyrie Eleison, Christe Eleison ».
 
 
 
 
 

Chapitre 3. « de spurcalibus in februario. »
Des pratiques honteuses du mois de février, « Spurcalibus ».
(2) « Que personne aux calendes de Janvier, ne se livre à des divertissements infâmes et ridicules, tels que ceux des génisses, des jeunes cerfs ou autres jeux. »
(3) Selon Des Roches, ces célébrations du mois de février tireraient leur nom de « sprok » signifiant sec, aride. Cela impliquerait des fêtes liées à la fertilité et au retour de l’astre solaire.
(12) Les canons 62 à 65 du concile de Constantinople – 692 : « Il prescrit de supprimer les jeux indécents qui se célébraient aux jours des calendes, les danses publiques de femmes, les déguisements d’hommes en femmes ou de femmes en hommes, l’usage des masques et l’invocation de Bacchus pendant les vendanges. »
Chapitre 4. « de casulis id est fanis »
Des chapelles ou des oratoires des païens.
(3) Destruction des oratoires païens au toit de chaume. (voir article : Lieux de cultes païens en Belgique)
(11) « Il faut se garder de détruire les temples des idoles ; il ne faut détruire que les idoles, puis faire de l’eau bénite, en arroser les temples, y construire des autels et y placer des reliques. Si ces temples sont bien bâtis, c’est une bonne chose et utile qu’ils passent du culte des démons au service du vrai dieu ; car tant que la nation verra subsister ses anciens lieux de dévotion, elle sera plus disposée à s’y rendre, par un penchant d’habitude, pour adorer le vrai dieu. »
Chapitre 5. « de sacrilegis per ecclesias »
Des sacrilèges qui se commettent dans les églises.
(2) « Que nul, à la fête de Saint jean ou à toute autre solennité des saints, ne s’exerce à observer les solstices ; ne se livrent aux danses, aux caroles et aux chants diaboliques. »
(3) « Les païens idolâtres avaient coutume de célébrer leurs fêtes religieuses par des sacrifices accompagnés de danses et de festins. Les nouveaux convertis au christianisme continuèrent de célébrer de la même manière les fêtes des saints dans les églises. »
(6) « Si un saxon mange de la viande un jour maigre, qu’il soit punis de mort. »
(12) Le 12° canon du concile d’Orléans – 533 : « Défense d’accomplir les vœux que l’on aurait fait de chanter, danser et se livrer à la bonne chère dans les églises, parce que de tels vœux irritent dieu plutôt qu’ils ne l’apaisent. » Le dernier canon du concile de Braga – 572 : « Peine de trois mois de pénitence pour ceux qui auraient dansé devant les églises. »
 
 
 
 
Le 19° canon du concile de Chalon-sur-Saône – 650 : « Défense, sous peine d’excommunication, aux femmes qui se trouvent à la dédicace des églises ou aux fêtes des martyrs, de danser dans l’enceinte et dans le parvis de l’église, d’y chanter des chansons déshonnêtes, au lieu de prier et d’écouter le clergé psalmodier. »
Chapitre 6. « de sacris sylvarum quoe nimidas vocant »
Des sacrifices que l’on fait dans les forêts et que l’on appelle « Nimidas ».
Pas d'infos spécifique, voir chap. 7, 11, 18.
Chapitre 7. « de his quoe faciunt super petra »
Des oblations que l’on fait sur les pierres.
(2) «Que nul chrétien ne prétende faire des vœux dans les temples, ou bien auprès des pierres, des fontaines, des arbres et dans les bois sacrés ; qu’il n’allume point de feu dans les carrefours»
(10) « N’adorez pas les idoles, les pierres, les arbres, les lieux retirés, les sources et les croisées des chemins. »
(12) 22° canon du concile de Tours – 567 : « L’excommunication pour tous ceux qui se livrent à certaines pratiques de l’idolâtrie, tels le culte rendu aux arbres consacrés aux démons, et pour lesquels le peuple a une telle vénération, qu’il n’osait en couper la moindre branche ; l’adoration des pierres situées près des bois ou des ruines, et surlesquels ils font des vœux et des oblations»
Chapitre 8. « de sacris mercurii et jovis »
Du culte rendu à Mercure (Woden) ou à Jupiter (Doner).
(2) « Qu’aucun ne songe à invoquer les noms des démons, tels que Neptune, Pluton, Minerve, Diane, le Génie, ou à croire à d’autres inepties de ce genre. Qu’on ne s’abstienne point de travailler le jeudi ou jour de Jupiter, à moins que ce ne soit une fête de quelque saint ; ni pendant le mois de Mai, ni en aucun autre temps, ni aux jours des chenilles ou des rats, ou tout autre jour que ce puisse être, si ce n’est le dimanche. »
(3) « Au 7° et 8° s, on trouve le culte d’Odinn encore en vigueur en Belgique et en Zélande. Saint-Amand détruisit un sanctuaire de cette idole à gand. »
(6) « Si un saxon retourne à ses faux dieux, qu’il soit punis de mort. »
« S’il se cache dans la foule pour échapper au baptème, qu’il soit punis de mort. »
 
 
 
 
Chapitre 9. « de sacrificio quod fit alicui sanctorum »
Du sacrifice adressé à quelqu’un des saints.
(3) « Les Belges nouvellement convertis confondaient les saints avec les habitants du Valhalla .»
Chapitre 10. « de philacteriis et ligaturis »
Des phylactères et ligatures.
(2) « Qu’on se garde bien d’attacher des billets au cou d’un homme ou d’un animal quelconque, quand bien même les clercs y prêteraient leur ministère, quoiqu’on prétende que c’est une chose sainte et que l’on y insère des leçons divines, … »
« N’attachez aucune croyances aux phylactères inventés par le démon. »
(3) « Les talismans consistaient en général à quelques caractères runiques gravés sur un morceau de bois. »
« C’est une défense de se servir de ligatures de certaines herbes aux vertus préservantes. »
(4) « As-tu lié les aiguillettes ? As-tu fait des envoûtements et des charmes comme le font les impies, tels que les porchers, les vachers et parfois les chasseurs, quand il récitent des incantations diaboliques sur du pain ou des herbes et sur des bandelettes nouées qu'ils cachent dans les arbres ou qu'ils jettent aux bifurcations ou aux croisées des chemins, afin de guérir leurs bêtes ou leurs chiens de la peste et des maladies ou, au contraire, pour ruiner le cheptel du voisin ? Si oui: 2 ans de jeûne. » (art 63)
(5) « Il faut demander si quelqu'un boit, mange, ou porte sur lui quelque chose qu'il croit
pouvoir fausser le jugement de Dieu. » (art 50)
(9) « Pour se protéger, hommes et femmes portent amulettes et phylactères. Dans une lettre au pape Grégoire II, Boniface est scandalisé par les romains qui portent à leurs bras et jambes des cordons et des rubans, et que la vente publique de ces talismans est tolérée. Le pouvoir des ces objets est encore plus grand, aux yeux de ces populations illettrées, lorsqu’ils sont recouverts de quelques écritures. »
(12) Le concile de Rouen – 878 : « Défense d’employer des remèdes superstitieux pour préserver les bestiaux des maladies. Ces remèdes consistent pour la plupart à faire prononcer à des pâtres ou à des chasseurs des vers mystérieux sur des herbes et des amulettes, que l’on cachait dans un arbre ou que l’on jetait sur les carrefours des routes. » Le concile de Londres – 1073 : « Défense de suspendre en certains lieux des os de bêtes, dans le but d’éloigner les épizooties. »
 
 
 
 
 
(*.1) « Admonitio generalis » - 789. Charlemagne demande « … que l’on recherche et que l’on punisse les Calculatores, les Incantatores, les Tempestarii et les Obligatores, c'est-à-dire ceux qui se rendent coupables de ligatures. » More maleficarum, c'est-à-dire « à la façon des sorciers », par noyade.
(*.2) 813 – Les évêques demandent aux prêtres de faire savoir que : « les sortilèges, les enchantements et ligatures d’herbes ne sont d’aucun effet pour la guérison des hommes et des bêtes, et ne sont que des illusions du démon. »
(*.3) Pénitentiel de Gerbald de Liège – 9°s : « Que l’on dénonce ceux qui observent les songes, ceux qui portent à leur cou des phylactères sur lesquels sont écrits des mots sans signification. »
(*.4) Statuts de Gerbald de Liège - 9°s : « L’évêque condamne les augures, les devins et ceux qui portent des phylactères appelés Scurpulas. »
Chapitre 11. « de fontibus sacrificiorum »
Des fontaines où l’on sacrifie.
(2) « N’attachez aucune croyances aux fontaines, aux arbres, aux bifurcations des chemins…s»
(5) « Il faut demander si quelqu'un ferait des voeux devant des arbres, des sources, ou
certaines pierres comme devant des autels, ou y déposerait un cierge ou quelque
offrande, comme si quelque puissance [surnaturelle] s'y trouvait, qui puisse apporter le
bien ou le mal. » (art 43)
(10) « Qu’est-ce donc, sinon un culte démoniaque, que de tresser des lauriers, d’être attentif aux positions du pied, d’étendre la main sur des troncs d’arbre, de jeter du pain et du vin dans les sources ? »
(12) 5° canon du concile d’Auxerre – 585 : « Il n’est pas permis d’acquitter des vœux à des buissons, à des arbres ou à des fontaines, … »
Chapitre 12. « de incantationibus »
Des chants incantatoires.
(2) « Qu’aucun chrétien n’ajoute foi aux femmes qui exercent la magie par le moyen du chant, qu’il ne siège point au milieu d’elles car elles sont l’œuvre du démon. »
(3) Le concile les appelle incantationes, parce qu’ils se faisaient par des chants composés de vers magiques. »
(5) « Il faut rechercher s'il se trouverait un porcher, un bouvier, un chasseur ou quelqu'un du même genre qui prononcerait des incantations diaboliques sur du pain, des herbes, ou certaines
 
 
 
 
amulettes impies, et cacherait ces objets dans un arbre ou les jetterait à un croisement ou un carrefour, afin qu'ils libèrent ses animaux de la maladie ou d'une épidémie, et cause la perte des autres. Aucun fidèle ne doute que toutes ces choses sont de l'idolâtrie, et que pour cette raison
il faut les extirper avec le plus grand soin. » (art 44)
Chapitre 13. « de auguriis, vel avium, vel equorum, vel ex boum stercore et sternutatione »
Des augures que l’on tire des oiseaux, des chevaux, du fumier des bœufs ou de l’éternuement.
(2) « … n’observez pas non plus les augures et les éternuements. Lorsque vous êtes en chemin, ne prêtez point attention au chant de certains oiseaux… »
(4) « As-tu, selon les habitudes des païens, consulté des devins - tels que des prophètes - pour connaître l'avenir ? As-tu consulté les jeteurs de sorts, des devins, les augures ou les enchanteurs ? Si oui : 2 ans de jeûne. » (art 69)
(5) « Il faut demander si quelqu'un se livre, à l'occasion du jour de l'an, à une pratique
inventée par les païens, [consistant à] examiner le jour, la lune et les mois, et s'attend à
ce que leur puissance agissante change les choses en mieux ou en pire. » (art 51)
(9) « Certains examinent le sens de la fumée qui sort du toit ou font monter des hommes sur le faîte pour prédire l’avenir. (…) Les Sortes vigilantes de l’antiquité consistent à ouvrir au hasard la bible ou d’autres textes religieux et à trouver dans ce passage l’indication de ce qui va arriver. Leur usage entraîne l’excommunication. »
(10) « Ne vous en remettez pas aux enchanteurs, aux sorciers, aux magiciens, aux haruspices, aux devins, aux mages, aux jeteurs de sorts. Ne croyez pas à la signification magique des éternuements, ni aux superstitions relatives aux petits oiseaux, ni aux maléfices diaboliques. »
(12) Le concile d’Irlande – 456 : « Condamne à un an de pénitence ceux qui consultent les aruspices. »
(*.1) Pénitentiel du Pseudo-Bède – 9°s : « … inflige trois ans de pénitences au prêtre qui à recours aux augures. Il condamne aussi tous les prêtres qui observent les divinations, cherchent à interpréter les songes, portent des phylactères.»
(*.2) Pénitentiel du Pseudo-Théodore : « …parle de tablettes ou d’autres textes écrits et punit ceux qui l’utilise pour découvrir les larcins. »
 
 
 
 
 
 
Chapitre 14. « de divinis vel sortilegiis »
Des devins ou sorciers.
(2) « … n’ajoutez point foi à ceux qui usent de caractères magiques, aux devins, aux sorciers, aux enchanteurs ; ne les interrogez pour aucune cause ou infirmité que ce soit ; ne les consultez pour rien que ce puisse être, car quiconque commet une telle faute perd sur le champs la grâce du baptême. »
« S’il vous survient quelqu’infirmité, gardez-vous d’avoir recours aux enchanteurs, aux devins, aux charlatans. »
(4) « As-tu consulté les sorciers, les as-tu introduits chez toi pour rechercher un objet perdu ou pour faire des purifications ? Si oui : 2 ans de jeûne. » (art 69)
(5) « Il faut demander si quelqu'un serait mage, devin, envoûteur, ou jetteur de sorts. » (art 42)
(9) « D’autres sont punies de cinq ans de pénitence pour avoir fait brûler du grain là où un homme est mort pour garantir la santé des vivants. (Scarpasus du moine Pirmin) »
(12) (aussi pour chap 10, 12, 13) Concile de Paris en 829, réforme chrétienne des évêques :
« Parmi les maux très pernicieux qui sont d’origine païenne et que la loi divine ordonne de combattre, il faut signaler l’action des magiciens, devins, enchanteurs et interprètes des songes.
Il n’est pas douteux, et beaucoup le savent que ces hommes perturbent l’esprit par les mirages, et allusions du démon, par les breuvages aphrodisiaques, des aliments, des phylactères, qu’ils rendent les gens stupides et insensibles aux maux qu’ils leurs infligent.
On rapporte que, par leurs maléfices, ils peuvent troubler l’air et envoyer la grêle, prédire l’avenir, enlever aux uns les fruits et le lait, et le donner aux autres. Tous ceux, hommes
ou femmes, seront trouvés coupables de ces actions devront être punis d’autant plus rigoureusement qu’ils ont l’audace criminelle d’affirmer qu’ils ne craignent pas de servir
le diable. »
Chapitre 15. « de igne fricato de ligno i. e. nodfyr »
Du feu sacré que l’on obtient en frottant deux morceaux de bois et que l’on nomme
« Nodfyr » (feu de calamité).
(1) Charlemagne interdit lui aussi cette pratique dans un de ces capitulaire « ignes sacrilegos quos nodfyrs vocant ».
(3) « Par cette pratique superstitieuse on croyait protéger le bétail d’épizootie. On frottait deux morceaux de bois pour en tirer du feu et enflammer un bûcher au travers duquel on faisait passer le bétail. »

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MessagePosté le: Mar 10 Jan - 01:38 (2012)    Sujet du message: TRACES D'ANCIENS CULTES Répondre en citant

Chapitre 16. « de cerebro animalium »
De la cervelle des animaux.
(1) Cela serait à mettre en rapport, symboliquement avec le culte des têtes coupées, ainsi que des pratiques magiques liées aux crânes d’animaux sacralisés.
(3) La défense regarde la coutume de suspendre aux arbres de forêts sacrées, les têtes des victimes. On jurait aussi sur la tête d’un animal. »
(12) Les 15° et 16° canons du concile d’Orléans – 541 : « Prive de la communion de l’église ceux qui, après avoir reçu le baptême, s’en retourne à certaines pratiques de l’idolâtrie, comme manger des viandes immolées en sacrifice, de jurer sur la tête des animaux, en invoquant les dieux païens, … »
Chapitre 17. « de divinatione pagana in foco vel inchatione rei alicujus »
Des superstitions païennes attachées au foyer des maisons et du commencement de quelque ouvrage.
(2) « … qu’aucun chrétien ne prête attention au jour où il quitte sa maison non plus qu’à celui ou il doit y rentrer, parce que tous les jours sans distinction sont l’œuvre de Dieu. Que nul n’observe soit le jour, soit la situation de la lune pour commencer une entreprise. »
« Que nulle femme ne suspende de l’ambre à son cou, qu’elle ne l’emploie ni dans sa toile ni dans sa teinture, ou en aucune autre chose en invoquant Minerve, ou le nom de tout autre être prétendu malfaisant. Que son désir soit que la grâce du christ préside à toutes ses œuvres ; qu’elle mette toute sa confiance dans la vertu de son nom. »
« Qu’on n’appréhende point non plus d’entreprendre une œuvre quelconque à la nouvelle lune, car Dieu a créé cet astre pour marquer le temps et modérer l’obscurité de la nuit, et non pour faire obstacle aux travaux de qui que ce soit. »
« Que nul ne prête attention au sort ou à la fortune à l’occasion des naissances, en sorte qu’on dise : tel on est né, tel on sera. Dieu, en effet, veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité. »
« Que personne ne se permette de pratiquer des lustrations, d’enchanter les herbes, de faire passer les troupeaux par le creux d’un arbre ou à travers un trou pratiqué dans la terre ; … »
(3) Concerne la coutume de présager l’avenir par la manière dont la fumée s’élevait du foyer.
Si elle montait verticalement, on en tirait un présage heureux, le contraire si elle sortait obliquement. »
« La défense s’étend aussi à la coutume de faire passer par-dessus les flammes les coupes des convives dans les festins publics. »
 
 
 
(4) « … l'on attend la nouvelle lune pour construire les maisons ou pour contracter mariage.
Si tu as fait cela : 2 ans de jeûne. » (art 61)
(5) « Il faut demander si quelqu'un en commençant un travail prononce une incantation ou
accomplit un acte de magie
, alors que l'Apôtre nous enseigne que tout doit être fait au
nom du Seigneur. Car ce ne sont pas les démons dont nous devons invoquer l'aide, mais
Dieu. De même, lorsque l'on cueille des herbes médicinales, il convient de dire le
symbole [des Apôtres] et l'oraison dominicale 69, et rien d'autre. » (art 52)
« Il faut aussi rechercher si les femmes en train de filer la laine ou de tisser ont des
conversations ou des préoccupations qui ne soient pas toutes au nom du Seigneur. » (art 53)
(8) « As-tu fait comme certains aux calendes de janvier, le jour octave de la nativité ?
Durant cette sainte nuit, ils filent, tissent, cousent, commencent toutes sortes de travaux – sous l’instigation du diable – à l’occasion de la nouvelle année ? Si oui, quarante jours de pénitence au pain et à l’eau. » (ch. 104)
(9) « Il s’agit d’abord d’incantations prononcées par les femmes qui commencent à tisser la toile, ou qui vont cueillir des herbes dans les champs. Certaines croient que le fenouil est particulièrement diabolique et s’en couvre la tête. Des mères mettent leur enfant malade sur le toit ou près du foyer, pour les guérir de la fièvre. Elles sont justiciables de sept ans de pénitence.»
(10) « Qu’est-ce donc sinon un culte démoniaque que de célébrer les vulcanales et les calendes ? Vous, hommes, n’endossez pas des vêtements de femmes, ni vous les femmes, des vêtements d’hommes, à l’occasion des calendes ou de certaines fêtes. »
(12) Les canons 62 à 65 du concile de Constantinople – 692 : « … ; ils ordonnent en outre d’empêcher qu’on allume, aux nouvelles lunes, des feux devant les boutiques et les maisons. »
Chapitre 18. « de incertis locis que colunt pro sanctis »
Des lieux sans maître que l’on honore comme sacré.
(3) « il s’agit de certains lieux, autrefois sacrés, du paganisme auquels les Belges continuaient à vouer une vénération particulière. »
Chapitre 19. « de pretendo quod boni vocant s. marioe »
D’une prière que les gens de bonne foi appelle « prière de Ste Marie ».
(3) « Des Roches soutient que « petendo » est le gérondif de l’ancien verbe « pethtan », qui en Anglo-saxon signifie « marcher par des sentiers ». Il croit pouvoir conclure de là qu’il s’agit d’une procession en honneur de la sainte vierge mêlée de quelques superstitions païennes. »
 
 
 

Chapitre 20. « de feriis quoe faciunt Jovi et Mercurio »
Des fêtes célébrées en l’honneur de Mercure (Woden) ou de Jupiter (Doner).
(3) « Désigne les jours, principalement au mois de mai, mercredi et jeudi, que les nouveaux chrétiens continuaient à fêter en l’honneur de Donner et Woden. »
(11) « On dit que les hommes de cette nation ont coutume d’immoler des bœufs en sacrifice ; il faut que cet usage soit tourné pour eux en solennité chrétienne et que, le jour de la dédicace des temples changés en églises, ainsi qu’aux fêtes des saints dont les reliques y seront placées, on leur laisse construire, comme par le passé, des cabanes en feuillages autour de ces même églises, qu’ils y amènent leurs animaux qui seront alors tués par eux, non plus comme offrande au diable, mais pour des banquets chrétiens, au nom et en l’honneur e dieu à qui ils rendront grâce après s’être rassasiés. C’est en réservant aux hommes quelque chose pour la joie extérieure, que vous les conduisez plus aisément à goûter les joies intérieures. Ne supprimez pas les festins que font les Bretons dans les sacrifices qu’ils offrent à leurs dieux ; transportez les seulement le jour de la dédicace des églises ou de la fête des saints martyrs, afin que, conservant quelques unes des joies grossières de l’idolâtrie, ils soient amenés plus aisément à goûter les joies spirituelles de la foi chrétienne.»
(12) Concile d’Auxerre – 583 : « Défend expressément de fêter ce jour du premier janvier à la manière des païens, en se déguisant en vaches ou en cerfs, et en se donnant des étrennes diaboliques (Le concile désigne ainsi les viandes que chacun mettait sur des tables devant sa porte et dont il offrait aux passants.) Il s’élève aussi contre cette superstition d’après laquelle ce jour là, à part des aliments, on n’osait rien donner ni prêter à son voisin, même pas du feu. »
Chapitre 21. « de luna defectione, quod dicunt vince luna »
De l’éclipse de lune où l’on crie « Vince luna ».
(2) « Que personne ne pousse des cris quand la lune s’obscurcit, car c’est l’ordre de Dieu qu’elle devient pâle en certains temps. »
(3) « Les peuples du nord croyaient que dans les éclipses de lune, un dragon ou un loup nommé Hati, livrait un furieux combat à cette planète et craignant que la lune ne succombat à cet adversaire, ils criaient victoire à la lune en faisant un tintamare horrible avec toute sortes d’instruments de cuivre, … »
(4) « Les traditions païennes, comme un héritage diabolique, se transmettent jusqu'à nos jours de père en fils: l'on adore les éléments, lune ou soleil, le cours des étoiles, la nouvelle lune, l'Eclipse de la lune, l'on essaye de redonner son éclat à la nouvelle lune par des cris ou autrement, l'on pousse des hurlements pour venir au secours des astres ou pour en attendre du secours, … Si tu as fait cela : 2 ans de jeûne. » (art 61)
 
 
 
Chapitre 22. « de tempestalibus et cornibus et cochleis »
De la conjuration des tempêtes, des cornes et des limaçons.
(1) Un capitulaire de Louis le Débonnaire condamne les maléfices appellés « cochlarii ». On retrouve cette pratique dans la coutume de sonner les cloches de l’église à l’approche d’un orage. Olaus Magnus rapporte que les suédois estime les dieux attaqués lors d’un orage et pour les aider, ils tiraient des traits en l’air et frappaient avec de grands marteaux sur des blocs de métal destinés à cet usage.
(3) Un capitulaire de Louis-le-débonnaire condamne avec les maléfices, les « colchearii ».
(*) « Traité contre l’opinion erronée du peuple sur la grêle et le tonnerre » Agobard – 9°s :
« … rapporte que dans sa région, nobles et roturiers, jeunes et vieux, croient, lorsqu’ils entendent le tonnerre, que des hommes appelés Tempestaires déchaînent par enchantement un vent « lévatrice ». Ces Tempestaires cèdent les récoltent détruites à des hommes venus d’un pays nommé Magonie dans des vaisseaux volants. »
Chapitre 23. « de sulcis circa villas »
Des sillons tracés autour des domaines.
(3) « …des sillons qu’on traçait avec une charrue autour des villages avec certaines cérémonies, ou des fourches que l’on plantait autour des maisons pour éloigner les esprits malfaisants. »
Chapitre 24. « de pagano cursu quem yrias vocant, scissis panis et calceis »
De la procession païenne que l’on nomme « Yria » et qui se fait avec des habits et des chaussures déchirés, des pains rompus et des pierres.
(3) « Des Roches croit qu’il s’agit de danses païennes et des mascarades qui accompagnaient la fête de Joel. »
« Nous sommes d’avis que « yrias » vient de « gyrare » et qu’il est question d’une danse en l’honneur de la lune, telle que les Saxons faisaient tous les ans autour de l’Irminsul. »
« Meinders croit que l’indiculus veut désigner une danse autour des tombeaux des chefs et héros morts. »
Chapitre 25. « de eo quod sibi sanctos fingunt quoslibet mortuos »
De l’usage que l’on est de considérer tous les morts comme autant de saints.
Chapitre 26. « de simulacro de conspersa farina » Du simulacre poudré de farine.
(3) « C’étaient, dit Des Roches, des images des dieux, faites de farine détrempée dans de l’eau, et peut-être dans du miel. Les biscuits de pain d’épices du jour de l’an leur ont succédé. »
 
 
 

« …à la fête de Joel, on offrait un gâteau appelé « Julegalt », dont on conservait une partie pour la mêler à la semence afin d’avoir une récolte abondante. »
(8) « As-tu célébré les calendes de janvier selon les coutumes païennes ? As-tu entrepris un travail exceptionnel ou inusité à l’occasion de l’année nouvelle, un travail que tu ne fais ni avant ni après – à savoir : disposer sur ta table des pierres ou donner un festin , conduire par les rues et les places des chanteurs et danseurs, t’asseoir sur le toit de ta maison, ceint de ton épée pour savoir ce qui t’arrivera dans l’année nouvelle, t’asseoir à la croisée des chemins sur une peau de taureau pour deviner l’avenir, cuire du pain la nuit du premier janvier pour toi personnellement pour savoir si l’année nouvelle te sera prospère suivant que la pâte lève et prend consistance ?
Si oui, parce que tu as abandonné dieu ton créateur, que tu t’es tourné vers de vaines idoles et que tu es devenu apostat – tu jeûneras deux ans aux jours officiels. » (chap 62)
(12) Le 79° canon du concile de Constantinople – 692 : « Fait défense de donner des gâteaux de Noël, sous prétexte des couches de la vierge, qui n’a point été en couches, ayant enfanté d’une manière extraordinaire et ineffable. »
(*.1) A certains jours, les germains confectionnaient des pains représentant leurs dieux ; on les appelle « Heidenwecke » (petits pains païens), dénomination encore en usage en Westphalie pour désigner les pains que l’on mange pendant le carnaval.
Chapitre 27. « de simulacris de pannis factis »
Du simulacre que l’on fait avec des haillons ou de draps.
(12) Le 5° canon du concile d’Auxerre – 585 : « Il n’est pas permis de faire des figures de pieds ou d’hommes avec du linge. »
Chapitre 28. « de simulacris quod per campos portant »
Du simulacre que l’on porte dans les champs.
Chapitre 29. « de lignis, pedibus et manibus pagano ritu »
Des pieds et des mains de bois dont on se sert à la manière des païens.
(1) De là peut-être la coutume chrétienne d’offrir, dans les églises, des reproductions en cire ou en argent de pieds, de mains, de têtes et d’autres parties du corps.
(3) « Grégoire de Tours rapporte qu’en renversant un temple célèbre à Cologne, on y trouva parmi d’autres objets offerts aux idoles, des figures de plusieurs membres du corps humain taillés en bois, que les malades faisaient suspendre à l’image du dieu dont ils invoquaient le secours. »
 

 
 
 
« La coutume d’attacher aux images des saints des ex-voto en cire, or ou argent subsiste encore en Belgique. »
(10) « N’accrochez pas aux croisées des chemins ou aux arbres des reproductions en bois des membres humains. »
Chapitre 30. « de eo quod credunt, quia foeminoe lunam commendent ; quod possint corda hominum tollere juxta paganos »
De l’opinion que l’on est que certaines femmes commandent à la lune et qu’elles peuvent arracher le cœur des hommes, ce qui est la croyance des idolâtres.
(3) « Ils croyait qu’à force de méditations, certaines filles druidesses avaient pénétré le secret de la nature ; que pour le bien qu’elles avaient fait dans ce monde, elles avaient mérité de ne point mourir. Qu’elles habitaient au fond des puits, au bord des torrents ou dans des cavernes, qu’elles avaient le pouvoir d’accorder aux hommes le privilège de se métamorphoser en loup et en toutes sortes d’animaux. Que leur haine et leur amitié décidaient du bonheur ou du malheur des familles. A certains jours de l’année, et à la naissance de leur enfant,ils avaient grande attention de dresser une table dans une chambre écartée et de la couvrir de mets et de bouteilles, avec trois couverts et de petits présents, afin d’engager les « mères » à les honorer de leur visite et à leur être favorable. »
(4) « As-tu partagé la croyance de certaines femmes: que dans le silence de la nuit, portes fermées, avec d'autres disciples du diable, tu es capable de monter en l'air jusqu'aux nuages ?
Que dans le ciel, tu combats avec d'autres et que tu donnes et reçois des coups ? Si oui: 3 ans de jeûne. » (art 171)
(5) « Il faut examiner s'il y aurait une femme qui affirmerait pouvoir, à l'aide de maléfices et d'incantations magiques, modifier les dispositions d'esprit des gens - c'est-à-dire transformer la haine en amour et l'amour en haine - ou qui [par ces moyens] endommagerait ou déroberait les biens des gens. Et s'il se trouvait une femme qui prétendrait chevaucher certains animaux, lors de nuits particulières, avec la foule des démons ayant pris l'apparence de femmes, et faire partie de leur confrérie, alors une telle femme doit de toutes façons être expulsée de la paroisse. » (art 45)
Sources :
(1) « Essai historique sur les usages, les croyances, les traditions, les cérémonies et pratiques religieuses et civiles des Belges anciens et modernes » A. G. B. Schayes – Louvain 1834.
(2) « De la religion du Nord de la France avant le christianisme (Extraits du serment de Saint Eloi – 6°s )» Louis De Backer. Lille 1854.
(3) « La Belgique et les Pays-Bas avant et durant la domination romaine » Tome 2 - A. G. B. Schayes – Bruxelles 1840.
 
 
 
(4) « Wormociensis Ecclesise Decretorum » Pénitentiel de Burchard de Worms. (10° – 11° s)
(5) « De Synodalibus Causis » Questionnaire synodal de Réginon de Prüm. (10° s)
(6) « De Partibus Saxonioe » Capitulaire saxon de Charlemagne
(7) Conférence musée Guimet « Mythologie et religion des germains » S. Reinach - 1909
(8) Décret Burchard de Worms – 11°s.
(9) « La magie à l’époque carolingienne » article de P. Riché – 1973.
(10) « Liber Scarapsus » St Pirmin de Reichenau – 8°s.
(11) « Lettres de Grégoire le grand » aux missionnaires chrétiens chez les Anglo-saxons -7°s
(12) « Curiosité des traditions, des mœurs et des légendes » L. Lalanne – Paris 1847.
(*) Autres

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MessagePosté le: Ven 20 Jan - 14:43 (2012)    Sujet du message: TRACES D'ANCIENS CULTES Répondre en citant


Un livre: "Ou est donc passé le Moyen-Age"
me semble....un peu particulier.... impressionnant de suppositions "spéciales".....
ma copine spécialiste du haut Moyen-Age va bien rigoler!
Elle qui dit que la période romaine est une aberration de l'histoire (pour blaguer bien sûre) !!!!

Manque d'info à l'époque bien sûre........ l'empire romain s'écroule à cause de changements dont la conception religieuse.....
les gens retournent dans leurs petites maisons bien chaudes en chaume et en torchis......ou n'en sont jamais sortis ....
la peste qui décime bien 1/3 voir la moitié de la population européenne.....
et je dois en oublier...mais la j'avoue que je n'y crois pas beaucoup
Bon faites attention recoupez les info et ne croyez pas tout ce qu'on vous dit....
Par contre les pages
88/89 et seulement ces pages c'est à voir !!!!!
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MessagePosté le: Ven 20 Jan - 14:50 (2012)    Sujet du message: TRACES D'ANCIENS CULTES Répondre en citant

Admin a écrit:
En archéologie: A savoir en Bretagne un village a été fouillé sur la période de -200 à + 500 aJC. Il n'ont pas changé leurs habitudes de vie.
Les poteries notamment pouvant changer de style avec l’arrivée des romains
Donc les DADSIDAS pourraient être apparentées à nos gwerz bretonnes.

CACHINAS hurlements accompagnant les heures nocturnes (transformés en chants.)

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MessagePosté le: Ven 20 Jan - 14:58 (2012)    Sujet du message: Chants funèbres païens Répondre en citant

Le chant liturgique est le descendant direct du chant romain païen, qui remonte aux villes antiques Sumériennes.

Comme un disciple le dit, « le culte païen des morts faisait tellement partie de la vie de beaucoup de chrétiens, autrefois païens, que pour eux c'était simplement de pouvoir remplacer les chants funèbres païens et la musique funèbre par les cantiques chrétiens ». (24)
Le prétendu chant funèbre observé et accepté par les Chrétiens est également venu du paganisme. (25) Il fut introduit dans l'église chrétienne primitive au troisième siècle. Tertullien était opposé au cortège funèbre chrétien simplement parce qu'il avait une origine païenne. (26)

Non seulement le cortège funèbre a-t-il émergé du paganisme ! Mais aussi le discours solennel funèbre. Il était dans les habitudes courantes des païens dans l'empire romain (donc vérifier si au niveau local et gaule pareil)  de louer un des professeurs éloquents de la ville pour parler à l'enterrement d'un être aimé. L'orateur suivait un petit manuel pour de telles occasions. Il se pompait jusqu'à un niveau passionné et disait du défunt, « il vit maintenant parmi les dieux, il a traversé les cieux et regarde la vie ici-bas ». (27) Son travail était de soulager les défunts. Ce rôle est rempli aujourd'hui par le pasteur moderne, même avec les mêmes paroles du discours solennel !
Extrait de Go dieu.com

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MessagePosté le: Ven 20 Jan - 15:06 (2012)    Sujet du message: TRACES D'ANCIENS CULTES Répondre en citant

Les NIMIDAS
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MessagePosté le: Ven 20 Jan - 15:15 (2012)    Sujet du message: TRACES D'ANCIENS CULTES Répondre en citant

Spurcalibus Fête des calendes du mois de janvier.
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MessagePosté le: Ven 20 Jan - 15:18 (2012)    Sujet du message: TRACES D'ANCIENS CULTES Répondre en citant

Cultes paÏens en toit de chaume
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MessagePosté le: Ven 20 Jan - 15:23 (2012)    Sujet du message: TRACES D'ANCIENS CULTES Répondre en citant


Les lieux de dévotions sont  convertis on sait ce qu'ils deviennent
:

Il faut se garder de détruire les temples des idoles ; il ne faut détruire que les idoles, puis faire de l’eau bénite, en arroser les temples, y construire des autels et y placer des reliques. Si ces temples sont bien bâtis, c’est une bonne chose et utile qu’ils passent du culte des démons au service du vrai dieu ; car tant que la nation verra subsister ses anciens lieux de dévotion, elle sera plus disposée à s’y rendre, par un penchant d’habitude, pour adorer le vrai dieu. »

DONC si vous voyez tout ce qui touche la nature dans une église peut très bien être d'origine païenne surtout si l'église est de style roman (à voir quel est le degré d'imprégnation romaine dans le culte belge)

Donc le culte ne se faisait pas uniquement dans la nature mais bien dans des temples en dur.


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